Le fait technique, l'indexation mobile first
Pour classer les sites, Google les parcourt avec un robot. Depuis des années, ce robot se présente comme un téléphone. C'est l'indexation mobile first, généralisée à la quasi-totalité du web, et c'est la règle en vigueur.
La conséquence est simple. Google n'évalue pas la belle version grand écran de votre site. Il évalue la version mobile, sa lisibilité, sa vitesse, son confort d'usage.
Ce que ça change concrètement pour vous
Beaucoup de sites d'artisans et de commerçants ont été construits sur ordinateur, il y a des années. Sur grand écran, tout va bien. Sur téléphone, le texte est minuscule, le menu déborde, les photos rament.
Exemple concret. Une fleuriste fait refaire sa vitrine en ligne, avec des photos superbes de huit mégaoctets chacune. Sur téléphone, la page met dix secondes à s'afficher, et une bonne partie des visiteurs part avant d'avoir vu le premier bouquet.
Un site pénible sur mobile est doublement pénalisé. Moins bien classé par Google d'un côté, abandonné par les visiteurs qui arrivent quand même de l'autre.
Vos clients vous cherchent sur téléphone
La majorité des recherches locales, du type plombier suivi d'un nom de ville, se font sur téléphone. Une fuite d'eau un samedi matin, personne n'allume un ordinateur. La recherche, la comparaison et l'appel se font sur le même appareil, souvent en moins de cinq minutes.
Sur ce chemin, votre fiche Google et votre site travaillent ensemble, la fiche pour être trouvé, le site pour convaincre. On a détaillé la première dans un article dédié à la fiche Google Business.
Les 6 points à vérifier sur votre site en 5 minutes
Prenez votre téléphone, ouvrez votre propre site, de préférence en 4G plutôt qu'en wifi. Puis vérifiez ces six points, dans l'ordre.
- Le texte se lit sans zoomer, y compris les horaires et les mentions en petit.
- Les boutons et les liens se touchent avec le pouce du premier coup, sans viser.
- Le numéro de téléphone se compose en un appui, sans avoir à le recopier.
- La page s'affiche en moins de 3 secondes, montre en main.
- Rien ne défile horizontalement, la page tient dans la largeur de l'écran.
- Le formulaire de contact est utilisable, champs assez grands, clavier adapté, confirmation d'envoi.
Deux échecs ou plus, et votre site fait probablement fuir une partie de vos clients sans que vous le voyiez. Ces appels partent chez un concurrent dont le site fonctionne.
Pourquoi tant de sites échouent sur mobile
Parce qu'ils ont été conçus dans le mauvais sens. Dessinés sur un écran de 27 pouces, validés sur ce même écran, puis compressés tant bien que mal. Le menu devient un tiroir bancal, les tableaux débordent, les images pèsent plusieurs mégaoctets.
Le mobile est arrivé en dernière minute dans le projet, et ça se voit à l'œil nu.
La vitesse, le point qui pardonne le moins
Sur la fibre du bureau, presque tous les sites paraissent rapides. Sur un téléphone en 4G, les images lourdes et les scripts inutiles se paient comptant, et Google mesure ces temps de chargement en conditions mobiles.
Pour objectiver, passez votre adresse dans PageSpeed Insights, l'outil de test gratuit de Google. Il note la version mobile en premier et liste les corrections par ordre d'impact.
Deux gestes rentables en priorité. Compresser les photos avant de les mettre en ligne, un outil gratuit comme Squoosh les allège souvent de moitié ou plus sans perte visible. Et supprimer les vidéos en lecture automatique, elles plombent le chargement pour un bénéfice quasi nul.
Et la version grand écran alors ?
Elle compte toujours. Un couvreur reçoit aussi des demandes de syndics ou d'architectes qui travaillent sur ordinateur toute la journée.
La bonne nouvelle, c'est qu'un site bien conçu pour le téléphone s'élargit très bien. L'inverse est rarement vrai. Partir du petit écran oblige à aller à l'essentiel, et une page claire sur téléphone reste claire sur un écran de bureau.
Nos sites partent de l'écran de téléphone, avec la vitesse d'affichage contrôlée avant livraison.